10 LIVRES DE DROIT

10 ouvrages incontournables

1/ Étienne de La Boétie « Discours de la servitude volontaire »

la boetie
« Soyez résolus à ne plus servir, et vous voilà libres. »

Publié en 1576 par un jeune homme de 18 ans seulement, ami de Montaigne, ce texte est d’une stupéfiante actualité. Ode à la liberté et à la résistance à l’oppression, le célèbre discours de La Boétie appelle les hommes à se libérer de leur servitude, à laquelle ils consentent volontairement par l’habitude, et à vivre libres en renversant les tyrans. L’auteur nous rappelle que l’union fait la force, et que la liberté se conquiert.

2 & 3/ Platon « Phèdre » et « Gorgias »

platon

« La rhétorique n’a aucun besoin de savoir ce que sont les choses dont elle parle ; simplement elle a découvert un procédé qui sert à convaincre, et le résultat est que, devant un public d’ignorants, elle a l’air d’en savoir plus que n’en savent les connaisseurs […] Dans les tribunaux, personne n’a le moindre souci de la vérité. »

Dans « Phèdre » (deuxième partie) et « Gorgias », Socrate, retranscrit par Platon, dénonce la rhétorique (l’art oratoire), comme une méthode ne permettant pas de faire émerger la vérité. Socrate critique le pouvoir de conviction des sophistes (qui pourraient être aujourd’hui les avocats) dans les Cours de justice, au détriment du vrai. Les deux dialogues de Platon sont indispensables pour se rappeler toujours que l’art oratoire est inutile, voire nuisible à l’émergence de la vérité, et qu’il faut en revenir à un examen dépassionné des faits.

4/ Jean-Jacques Rousseau « Du contrat social »
contrat social

« Quiconque refusera d’obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps : ce qui ne signifie pas autre chose sinon qu’on le forcera à être libre. »

Paru en 1762 et affirmant avec force le principe de la souveraineté populaire, « Du contrat social » de Jean Jacques Rousseau est un incontournable de la philosophie politique, qui a inspiré a inspiré nombre de constitutionnalistes. Soulevant l’éternelle question de la conciliation des intérêts particuliers et de l’intérêt général, et cherchant à définir le lien social, l’auteur nous invite à réfléchir sur ce qui « fait société ». Intemporel.

5/ Sophocle / Anouilh « Antigone »
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« Comprendre. Toujours comprendre. Moi, je ne veux pas comprendre. »

Tragédie grecque, « Antigone » est un chef-d’œuvre de la pensée. Se plonger dans sa version antique (Sophocle) ou contemporaine (Anouilh), c’est ressentir le questionnement éternel entre droit naturel et droit positif, la confrontation entre la liberté et l’obéissance. Peut-on vivre libre ? Faut-il obéir ? Existe-t-il des règles de droit non écrites, éternelles, primant toutes les autres ? « Antigone » soulève plus de questions que de réponses, et c’est très bien ainsi ! À lire et relire.

6/ Beccaria « Des délits et des peines »
beccaria

« En vertu de quel droit les hommes peuvent-ils se permettre de tuer leurs semblables ? »

Dans « Des délits et des peines », le marquis Beccaria pose en 1765 l’ensemble des principes structurants du droit pénal en réfléchissant sur la finalité de la peine, et sa nécessaire proportionnalité aux délits. Reconnu comme le premier des abolitionnistes, Beccaria démontre l’inutilité et la cruauté de la peine de mort. Robert Badinter lui rendra un hommage appuyé en préfaçant l’ouvrage. Lire Beccaria, c’est comprendre les fondements philosophiques du droit pénal. Cette lecture se prolongera avec « Le Dernier Jour d’un condamné » de Victor Hugo.

7/ Sieyès « Qu’est-ce que le tiers-état ? »

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« Qu’est-ce que le tiers-état ? Tout. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? A être quelque chose. »

Publié en 1789 lors de la convocation des États généraux, « Qu’est-ce que le tiers-état ? » est un appel à l’insurrection populaire, et à une réelle représentativité de la Nation dans une Assemblée nationale constituante. Un ouvrage indispensable pour comprendre la Révolution française, qui scellera le sort de l’Ancien Régime, et la théorie de la souveraineté nationale.

8/ Kafka « Le procès »
kafka
« La Justice doit être immobile, sinon sa balance vacille et il ne peut plus y avoir de jugement équitable. »

Dans « Le procès », Kafka conduit le lecteur dans les méandres de la Justice, qu’il décrit par l’absurde. Satire de l’univers judiciaire, de sa lenteur et de sa bureaucratie, l’ouvrage dépeint les travers du juridisme avec beaucoup d’humour. Angoissant parfois, drôle souvent, perspicace toujours, « Le procès » plaira à qui sait le lire. Kafkaïen !
9/ Aristote « Constitution d’Athènes »

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« Ceci est la coutume des Athéniens établie par les ancêtres : si quelqu’un se révolte pour devenir tyran ou aide à établir la tyrannie, il sera privé de tout droit, lui et sa famille. »

Dans sa « Constitution d’Athènes » rédigée aux alentours de 329 av. J.-C., Aristote décrit la vie de la cité athénienne et de ses institutions dans l’Antiquité. Un ouvrage remarquable de pédagogie sur la démocratie, par ceux qui l’ont inventée. Comment comprendre où nous allons, sans savoir d’où nous venons ?

10/ Racine « Les plaideurs »

racine

« Si vous parlez toujours, il faut que je me taise. »

« Les plaideurs » est une comédie théâtrale sur l’univers de la justice. Pièce en 3 actes, la farce de Racine détendra les étudiants studieux qui auront eu le courage de lire les 9 ouvrages précédents, bien trop sérieux !

***

PS : Les étudiants qui en redemandent liront « Le Prince » de Machiavel, et « L’étranger » de Camus.

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Pierrick Gardien

Pierrick Gardien

Avocat Droit Public – Barreau de Lyon

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Lucien Baumann

Lucien Baumann, né le à Rennes en Ille-et-Vilaine et mort le à Niederhaslach dans le Bas-Rhin est un avocat, poète et homme de lettres français.

Biographie

Lucien Baumann a fait ses études en Alsace, d’abord au Lycée Fustel-de-Coulanges de Strasbourg où enseignait son père, puis à la Faculté de Droit de Strasbourg pour sa licence et son doctorat économie Politique.

Avocat au Barreau de Strasbourg en 1933, Lucien Baumann a assuré la défense de Lucien Sittler en 1937, qui reste dans la mémoire locale comme le dernier condamné à mort exécuté en Alsace1. Il a milité pour l’abolition de la peine de mort en France.

Lucien Baumann, ancien bâtonnier de Strasbourg de 1976 à 1978, vient tardivement à l’écriture puisque jusqu’à sa retraite dans les années 1980, l’avocat ignorait l’écrivain.

Poète inspiré, il a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages, préfacés entre autres par Léopold Sédar Senghor, Pierre de Boisdeffre, Michel Déon et illustrés par Charles-Gustave Stoskopf, Tomi Ungerer, Claude Lapointe, Camille Claus, Robert Beltz et Pavel Canda.

Outre de très nombreux prix littéraires, Lucien Baumann a été récompensé à deux reprises par l’Académie française dont il a reçu la grande médaille pour Fables d’Aujourd’hui en 1986 et la médaille de bronze du Prix Paul Verlaine pour Le Rendez-vous de Samarcande en 1996.

Il meurt le à l’âge de 102 ans, à Niederhaslach en Alsace2.

Œuvre poétique

Prix littéraires

  • Premier prix de la Fable de la Société des Poètes et Artistes de France – Belfort – 1980.
  • Plaquette d’Or de l’Académie Internationale de Lutèce – Paris – 1984.
  • Prix du Palais Littéraire – Paris 1976.
  • Lauréat de l’Académie Française – Grande Médaille – pour Fables d’Aujourd’hui – 1986.
  • Bretzel d’or de la Poésie décerné par l’Institut des Arts et Traditions Populaires d’Alsace Strasbourg – 1987.
  • Prix de poésie classique de la XIe Biennale Azuréenne de Cannes – 1987.
  • Prix de poésie « Clément Marot » de l’Académie Littré pour Le Chasseur de Papillons – 1988.
  • Prix du Palais Littéraire – Strasbourg – 1988.
  • Prix Cesare Pavese pour l’ensemble de son œuvre – San Stefano Belbo (Italie)- 1992
  • Prix Raphaël Leygues de la Société des Poètes Français pour l’ensemble de son œuvre – Paris 1993.
  • Prix de la Nature et de l’Environnement du Jasmin d’Argent – Société Littéraire de l’Agenais – 1993.
  • Prix Maurice Donnay de la Fédération Nationale des Écrivains de France – Académie des Provinces Françaises pour De l’Avare au Zélé ou Les Caractères de A à Z – 1995.
  • Lauréat de l’Académie Française, Prix Paul Verlaine pour Le Rendez-vous de Samarcande – 1996.
  • Prix Huguette Perrier de Poésie Classique de l’Académie des Jeux Floraux de Toulouse pour Les Tréteaux sont Dressés – 1996.
  • Lyre d’Honneur de l’Institut Académique de Paris – 1996.
  • Prix spécial du jury de la Fédération des Écrivains de France – Académie des Provinces Françaises – 1998.
  • Prix Bernard Aurore de l’Académie des Poètes Classiques de France – 1998.
  • Prix Spécial du Jasmin d’Argent pour l’ensemble de son œuvre – 1998.
  • Prix Jean Michel Renaitour de la Société des Poètes Français – Prix de fondation – 1998.
  • Coupe de la Ville de Paris de l’Institut Académique de Paris – 1998.
  • Premier prix de Poésie Classique du Conservatoire de la Poésie Classique Française Paris – 1998.
  • Grande Coupe d’Honneur – Hors concours – de l’Académie Internationale de Lutèce Paris – 1999.
  • Prix de littérature pour l’ensemble de son œuvre décerné par l’Académie des Marches de l’Est – 2009.

Hommages et reconnaissance

  • Grande médaille René Cassin pour les mérites acquis au titre du civisme et de la défense des Droits de l’Homme – Metz 1989.
  • Médaille d’honneur de la ville de Metz – 1989.
  • Grande Médaille du Centre Mondial de la Liberté et des Droits de l’Homme – Verdun 1990.
  • Depuis 2003 le Lycée Fustel-de-Coulanges de Strasbourg décerne un prix de poésie classique intitulé Prix de poésie classique Lucien Baumann.
  • En 2008 le concours étudiant de poésie du CROUS de Strasbourg est baptisé Prix de la Poésie Universitaire Lucien Baumann.
  • À Niederhaslach dans le Bas-Rhin où il demeure, une voie s’appelle Rue du Bâtonnier Baumann.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

“La défense Lincoln” (Connelly)

Connelly abandonne Harry Bosch et c’est tant mieux : son nouvel héros, avocat douteux, tient toutes ses promesses

 Brillant avocat cordialement méprisé par ses confrères, Michael Haller compte pour clientèle essentielle des dealers et des prostituées.

 Et de prendre pour maxime cet axiome: “le droit n’a rien à voir avec la vérité”. Lorsqu’un riche héritier de Beverly Hills, Louis Roulet, accusé d’avoir défiguré une femme à coups de poing, fait appel à lui, Haller n’a qu’une seule crainte : être tombé sur: un innocent. Ne dévoilons pas l’intrigue. Disons juste que l'”affaire Roulet” dépassera largement ses espérances…

 Avec tout son talent de romancier, Michael Connelly (qui abandonne pour une fois l’inspecteur Harry Bosch, son héros fétiche) s’approprie avec brio un genre très répandu outre-Atlantique : le roman procédural. Avec toute l’expertise du chroniqueur judiciaire qu’il fut, l’auteur à succès du “Poète” et de “La Blonde en béton” explore, dans le Los Angeles du IIIe millénaire, les petits arrangements avec la morale et la justice de représentants de la loi manipulateurs, menteurs et cyniques.

 Personnage d’abord peu sympathique, Mike Haller (qui est, pour la petite histoire, le demi-frère d’Harry Bosch…) se révèle peu à peu sous son vrai jour: sous l’avocat douteux sommeillait un idéaliste frustré. La morale est sauve…

Avocat des chauffards, bikers et autres dealers, Mickey Haller est habile au prétoire, mais méprisé par tout le barreau de Californie. Séparé d’une première femme au service du district attorney (donc de l’accusation) et d’une deuxième qui, elle, travaille pour lui, il passe sa vie dans sa Lincoln à chercher la petite affaire qui lui permettra de tenir jusqu’au lendemain. Miracle, un jour, il décroche le gros lot : accusé d’avoir défiguré une femme, Louis Roulet, un riche fils de famille de Beverly Hills, veut qu’il assure sa défense. Très excité à l’idée des honoraires qu’il va toucher, Mickey Haller découvre qu’en plus il pourrait avoir à défendre un innocent. Malheureusement, l’innocence de ce client a un prix.

Haller s’aperçoit vite que ce ” cadeau ” est pur poison et qu’il pourrait lui coûter la vie.

Biographie de l’auteur

Auteur, notamment, de La Blonde en béton, Le Poète, Créance de sang, Lumière morte et Deuil interdit, Michael Connelly est traduit dans le monde entier et a reçu les plus hautes distinctions dans le domaine du roman policier.

 -> “La défense Lincoln” Michael Connelly (Seuil Policiers 23,50 euros)

« La défense Lincoln » est le dernier livre paru en poche de Michael Connelly. Il est édité chez Points, s’étale sur plus de cinq cent trente pages et est vendu au prix de huit euros. Michael Connelly est un de mes écrivains préférés. Il s’agit du premier auteur de policer que j’ai lu et depuis je ne l’ai pas quitté. Dans la majorité de ses ouvrages, il fait apparaître Harry Bosch, son héros tourmenté. Mais d’autres, tels le célèbre « Créances de sang » ou « Le Poète » sont indépendants du célèbre flic de Los Angeles. « Destination Lincoln » fait partie de cette catégorie. Il possède sa singularité propre. En effet, alors que Connelly avait pour habitude de nous immerger dans des crimes par les prismes des enquêteurs et des policiers, ce n’est ici pas le cas. En effet, le héros est avocat de la défense.

 L’histoire est construite autour de Mickey Haller qui passe sa vie, en tant qu’avocat, à courir derrière les petites affaires. Mais un beau jour, il se trouve au milieu d’une affaire de crime dans le rôle de l’avocat à la défense d’un homme que tout accuse. Mais derrière, la bonne affaire lucrative de la situation, Mickey va être immergé dans une situation bien compliquée dont l’issue apparaît bien hasardeuse…

 Le ton de l’histoire est très différent de ce à quoi je m’attendais. Habitué à errer dans les quartiers glauques de Los Angeles, dans des milieux louches et angoissants, je me retrouve dans une Lincoln au côté d’un avocat qui court le cachet. Le héros se trouve défendre un présumé meurtrier dont la situation est bien mal engagée. J’ai eu ainsi l’impression de me plonger dans un roman de Grisham dans lesquels on découvre les dessous juridiques d’un procès pour meurtre retentissant.

 Mais là où Connelly se différencie, c’est en nous offrant un accusé particulièrement ambigu. L’image qu’on en a évolue en permanence. Des zones d’ombre disparaissent remplacées par d’autres… Il en vient presque à supplanter son avocat dans le rôle du personnage central de l’histoire. Les deux nous offre un mano-a-mano remarquable. Evidemment, le caractère des intervenants n’est pas le seul attrait du livre. On se trouve plongé dans un procès pour meurtre et c’est toujours un plaisir de découvrir les rouages judiciaires et les manipulations tactiques des avocats pour ramener le verdict à leur compte. L’avancée des débats amène son lot de rebondissements et attise en permanence notre curiosité. L’intrigue est dense et rythmée.

 Au final, une fois passée la surprise de découvrir Connelly dans un autre domaine, j’ai pris énormément de plaisir à découvrir ce nouvel aspect de son œuvre. Le style est plus léger, les personnages moins tourmentés. « Destination Lincoln » risque de déstabiliser, peu de temps, les adeptes mais ravira les fans de John Grisham. De plus, la lecture est aisée et permet de découvrir cette histoire à tout moment, que ce soit dans le métro en allant travailler ou le soir sous sa couette à la fin d’une journée bien remplie. Bonne lecture ! 

AVOCAT CRIMINEL de David Cray

David Cray (Rivages/Thriller)

mardi 25 février 2003.

« Une révélation », nous vend la quatrième de couverture. David Cray nous trousse effectivement un sacré bon polar, à mi-chemin entre le roman noir et le roman de procédure, dont le titre anglais résume bien mieux que le titre français la teneur : Bad Lawyer, référence peut-être au Bad Lieutenant d’Abel Ferrara. Le personnage de Cray, Sid Kaplan, est certes moins déjanté que le flic incarné au cinéma par Harvey Keitel. Mais il trimballe lui aussi pas mal de cadavres dans son placard intime. Alcool, cocaïne, argent, célébrité, une belle carrière avant que tout s’effondre et que notre homme reparte quasiment de rien, sur une affaire qui s’applique à le mener nulle part. Le cocktail est impeccablement dosé, et on le sirote jusqu’à la dernière goutte, qui brûle méchamment le gosier. Si ne serait-ce que 20 % de la production actuelle atteignait cette qualité, on s’enivrerait bien plus souvent. Petite précision cependant sur la « révélation » : ce David Cray serait en fait un pseudonyme derrière lequel se cache Stephen Solomita, une pointure du thriller américain, mal connu en France. Mais qu’importe : on attend désormais les deux prochains romans de David Cray, déjà sortis aux Etats-Unis.

« AVOCAT CRIMINEL »a été écrit par un écrivain américain sous un pseudonyme, sous le titre « Bad Lawyer ».il a été publié aux Etats Unis sous ce titre par Otto Penzler Brooks, an imprint of Caroll &Graf publishers and the Otto Penzler Books

“Sid Kaplan avait tout pour lui, une brillante carrière d’avocat, la célébrité, l’argent ;Une réussite pour ce petit fils d’immigrés juif de Brooklyn. Avec le succès ,l’homme est devenu arrogant et là, les ennemis sont arrivés, d’abord l’alcool puis la cocaïne .La mort de sa mère rompt une autre digue et il finira par atterrir aux urgences psychiatriques.

Il retrouvera deux anciens amis : Caleb un ex flic alcoolique et Julia une héroïnomane. Ils vont livrer un combat à la vie à la mort. Les amis ce sont les amis.

Sid Kaplan refait surface en choisissant le camp de la vie. Une veuve lui demande de défendre sa fille Priscilla qui est accusée d’avoir tué son mari un noir, qui la battait régulièrement car ils étaient tous les deux dans le drogue comme d’autres sont dans le négoce .Les féministe prennent part pour Priscilla ,les militants des droits civiques

Parlent de crime raciste.. Priscilla cache –t-elle quelque chose à son avocat ? Tous les protagonistes ont quelque chose à cacher mais Sid Kaplan n’est pas au bout de ses peines , la réalité est incroyable et va peut-être changé le cours de sa vie.

Le lecteur est en plein roman noir et noir c’est bien noir., il se laissera entraîner par la star déchu du barreau et son trio d’éclopés complices .les enjeux sont complexes. Le lecteur sera étonné de la révélation final tellement il aura suivi son héros sombre et tourmenté. La fascination des enjeux trouvera le lecteur dans un final mémorable qui donnera un coup de massue aux lecteurs pris dans ce piège « Priscilla mourut sans émettre un son (..) (..)Je me sentais obligé de venger Caleb et Priscilla.Il est vrai que j’avais formulé un grand nombre de raisonnements complexes .

Ce trhriller noir est vraiment Noir, comme le sont les personnages malgré leur désir de paraître « respectable « .Pourtant Sid Kaplan est un homme qui n’a pas supporté la mort de sa mère et qui vit dans le passé de l’holocauste et cherche la rédemption avec ses deux amis qui sont plus amochés que lui par la vie

« AVOCAT CRIMINEL » -DAVID CRAY- EDITIONS RIVAGES THRILLER-281 PAGES- 19,95 EUROS

 ROGER DOMINIQUE

(27 mars 2003)

Sid Kaplan est un avocat qui a connu la gloire et l’argent, puis la déchéance (notammant à cause de la drogue) et la pauvreté. Seuls deux de ses collaborateurs lui restent fidèles après sa chute, Caleb, un ex-flic alcoolique et obèse, et Julia, un ancienne héroïnomane. Tous trois vivent difficilement (car les affaires sont rares) dans le même appartement, et se vouent une amitié indéfectible.

Un jour, la chance revient sous la forme d’une vieille femme qui vient demander à Sid de défendre sa fille, Priscilla, qui est en prison suite à l’assassinat de son mari. Bien qu’elle n’ait pas beaucoup d’argent, Sid voit dans cette affaire l’occasion de revenir sous les feux des projecteurs et d’attirer, du même coup, d’autres clients plus fortunés. Priscilla était battue par son mari, toxicomane et violent, et sollicitera donc sa libération pour cause de légitime défense. Sid sortira réellement de l’ombre grâce à cette affaire, mais pas vraiment de la façon qu’il aurait souhaité… Il comprendra à ses dépens par qui et comment il a été manipulé, et sa vie s’en trouvera totalement bouleversée.

Ce roman très noir s’attache avec bonheur à la psychologie des personnages. Il est écrit sous forme de chronique judiciaire, avec de fréquents flash-backs sur l’enfance de l’avocat, où on découvre en même temps que Sid les zones d’ombre qui s’étalent autour de la notion de légitime défense, et on suit avec intérêt les rebondissements de l’histoire. Le dénouement m’a vraiment surprise, et ce n’est qu’en refermant le livre que je me suis dit “j’aurais dû me douter”.

J’ai aimé ce polar, dont le suspense est je pense assez inhabituel. C’est juste une lecture à éviter les jours de gros cafard, car c’est vraiment noir noir noir.

Note : 4.5/5

(MadameGloups)